NOTRE HISTOIRE
Le nom La Baleine Endiablée
Nous vouons un immense respect à nos ancêtres et à leur bravoure. La pêche aux bélugas fût pratiquée pendant 240 ans dans la municipalité de Rivière-Ouelle, sur la rive-sud du fleuve, dès 1698. Instruits par les Basques et les Autochtones, seigneurs et colons ont pratiqué cette activité de génération en génération. Les premiers colons ont rapidement puisé dans les ressources que leur apportait le fleuve afin de survivre dans ce pays rude et difficile. La graisse de cet animal leur servait pour l'éclairage. Parfois, les bélugas étaient pêchés par centaine au cours de la même nuit. Une légende magnifique, qui se déroule autour du lieu, où se faisait la pêche, nous raconte comment les baleines endiablées, sont venues afin de dissuader les colons de pratiquer la surpêche.

Le 21 mai 1929, la famille Lizotte fait une découverte exceptionnelle dans une pêche qu’elle possède à Rivière-Ouelle. Elle y trouve plus d’une centaine de bélugas. Le ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries Hector Laferté (1885-1971) en profite pour se faire photographier en compagnie de Wilfrid Lebon (1877-1955) du collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, et de Joseph Lizotte. De passage au Canada pour un reportage sur le Québec et le fleuve Saint-Laurent, le journaliste et photographe de la revue National Geographic Vincent Clarence Scott O’Connor en profite pour immortaliser l’événement. L’une de ces photographies fera le tour du monde dans l’édition du 1er février 1935 de cette revue.
Sources : Yves Hébert - Le Placouteux
https://www.leplacoteux.com/une-peche-miraculeuse-a-riviere-ouelle/
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Les fêtards et les baleines endiablées
Dès la fondation du village en 1608, les habitants de Rivière-Ouelle ont chassé le béluga. Comme ils avaient un accès privilégié à la Pointes-aux-Orignaux, ils firent rapidement fortune. Un 24 juin, à la fin d’une saison particulièrement fructueuse, ils firent une énorme fête sur le bord du fleuve en compagnie de leurs amis des villages voisins. Autour d’eux gisaient les dépouilles des centaines de bélugas qui avaient été pêchés pendant une pêche miraculeuse. Tout le monde dansait et chantait sous le son de la musique. Mais, aux premières lueurs du matin, les cordes des violons se mirent à se tordre, les voix des chanteurs à fausser, et la mélodie laissa place à un bourdonnement assourdissant. Un brouillard inquiétant, qui ressemblait à de longues mains, remonta jusqu’aux fêtards qui se dépêchèrent de monter dans leurs barques pour s’éloigner du rivage. Les vagues se déchaînèrent sur eux et les ramenèrent à la rive. Les pêcheurs sortirent de l’eau et se mirent à courir vers les maisons les plus proches. Une fois à l’abri, ils s’aperçurent que l’eau avait ramené les bélugas et qu’une centaine de baleines endiablées au regard enflammé étaient en train de retourner à l’eau !




